Gold nanoparticles for health

Figure 2. Cellules de cancer du sein (contours des cellules en jaune) contenant des nanoparticules de silice enrichies en nanoparticules d’or (bleues). (Copyrights M. Gary-Bobo)

Nanoparticules d'or pour la santé

Les nanoparticules d'or peuvent être utilisées en biologie pour l’imagerie et pour le diagnostic. Elles peuvent aussi vectoriser des substances actives (médicaments) vers des cibles pathogènes. De plus, du fait de leurs propriétés de résonance de plasmon et de photo-thermie, elles présentent un potentiel dans le domaine de la thérapie, ce qui donne lieu actuellement à un nombre grandissant de travaux. 

Une des techniques de reconnaissance des cellules cancéreuses est l’utilisation de nanoparticules "décorées" de molécules de reconnaissances des cellules cancéreuses tels que des anticorps ou des ligands de type sucre. Dans le milieu biologique, ceux-ci peuvent reconnaître les antigènes ou les récepteurs des cellules cancéreuses et ainsi adresser les nanoparticules plus spécifiquement vers ces cellules (figure 1). 

Figure 1. Nanoparticules de silice enrichies en nanoparticules d'or. Image par microscopie électronique à transmission. (Copyrights M. Gary-Bobo)

Dans la courses aux nanotechnologies pour des applications médicales, certaines équipes se concentrent sur la mise au point de nanoparticules permettant de cibler, imager et traiter les cancers solides de petite taille. Récemment, des nanoparticules hybrides contenant des nanoparticules d’or de plus petite taille (figure 2) ont été testées pour traiter des cellules de cancer du sein en culture. En effet, l’addition de nanoparticules d’or permet d’augmenter l’efficacité d’imagerie et de thérapie photodynamique des nanoparticules anti-cancéreuses. Ces nanoparticules d’or vont absorber la lumière excitatrice d’un laser infra-rouge, transmettre leur énergie aux molécules qui les entourent et ainsi augmenter leur luminescence et leur potentiel de destruction. 

Outre leurs propriétés physiques qui permettent cette efficacité en diagnostic et en thérapie, les nanoparticules d’or sont biocompatibles, c’est-à-dire qu’elles n’engendrent pas de toxicité au niveau de l’organisme lorsqu’elles ne sont pas activées par un laser. Les nanoparticules d’or ont un avenir certain dans la nanomédecine.

 

 


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